dimanche 22 septembre 2013

Nation Presse renvoie sur un article de Capital mis en ligne le 19 septembre sur son site:

"Hausse de la masse salariale, dérapage des déficits… la mauvaise gestion des collectivités locales est pointée du doigt par la Cour des comptes, dans un rapport à paraître mi-octobre, dont Les Echos se sont procurés une version préliminaire.
Dans le viseur : les dépenses de fonctionnement, qui ne seraient pas suffisamment maîtrisées. Ainsi, beaucoup d'élus ne disposent pas des outils nécessaires pour superviser le temps de travail. Or d'importants efforts restent à faire dans ce domaine : la durée de travail des agents est souvent inférieur aux 1.607 heures réglementaires, explique le quotidien.
D'une manière générale, la Cour des comptes trouve insuffisante la façon dont les collectivités gèrent leur masse salariale. Celle-ci devrait encore grimper de 3,3% en 2013, soit plus que prévu, alors que les effectifs stagnent. En cause, notamment : une politique généreuse en termes de promotions ou encore un recours important aux heures supplémentaires.
Au total, les dépenses des collectivités grimpent plus rapidement que leurs recettes. Ce qui creuse leur déficit : il a atteint 3,1 milliards d'euros en 2012, deux fois plus que l'année précédente, selon Les Echos. La dette, de son côté, a progressé de 4,2%, à 173 milliards.
Pour améliorer la situation, la Cour suggère, entre autres, aux collectivités de mettre en place une politique dynamique de regroupement des personnels, en mutualisant davantage de services. Elle conseille aussi de concentrer les économies sur le bloc communal, les départements croulant sous les dépenses sociales.
Avant même d'être publié, ce rapport est déjà critiqué par les élus locaux. "C'est un brûlot. C'est la pensée de la haute administration, qui méconnaît la réalité du terrain", critique ainsi le vice-président de la commission Finance de l'Association des maires de France, Philippe Laurent, interrogé par Les Echos.
La Cour des comptes, de son côté, a rappelé dans un communiqué qu'il ne s'agissait que d'une version provisoire du rapport, et non pas de conclusions définitives. "La Cour donnera toutes les informations utiles sur les contrôles sur lesquels il s'appuie. Sans ces données, tout commentaire est à tout le moins prématuré", tempère-t-elle".
© Capital.fr 
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Qu'en est il de REIMS?

Nous sommes ici sur un domaine essentiel. De l'Etat aux communes, la France s'est enfermée dans un endettement mortifère qui fait peser la charge du remboursement sur les citoyens actuels, mais aussi sur nos enfants. Cette situation est plus qu'inacceptable.
Précisons  qu'il n'y a ici aucune accusation larvée de l'actuelle majorité municipale de Reims. Si la ville a un endettement bien supérieur à la "strate " dans ses résultats 2012 (1722 €/habitant pour une moyenne de villes de même catégorie de 1084€ ) , ce n'est pas du fait de la gestion socialiste( en 2008: 1738 €/ habitant pour une moyenne de la strate de 1091€/habitant).

 Sauf à ce que les engagements comptables de 2013, non encore parus viennent modifier considérablement  cette situation, on peut reprocher beaucoup de choses aux socialistes (une politique pro-immigration extra-européenne, des choix de chasse à l'automobiliste irréalistes et contraires aux intérêts des commerces de proximité, des aménagements préjudiciables à ces mêmes commerces...), mais il semble, d'un premier abord difficile et injustifié des les attaquer sur leurs résultats passés.

L'explication selon laquelle l'endettement  de la ville serait occulté par des transferts de charges indus  sur Reims Métropole (RM), ne semble pas devoir être retenu. Si en effet les charges de fonctionnements de RM sont passées de 2008 à 2012 de 844€ à 1169€/habitant, si les charges d'investissements sont elles passées de 354 à 1149 €, la capacité d'autofinancement est passée de de 118 à 228 €/ habitant et l'endettement de 403 à seulement 434 €/habitant.

L'origine de la dette est donc bien liée à la précédente majorité.

Parti responsable, le Front National entend dénoncer les vrais maux dont la France et les collectivités territoriales souffrent et apporter des solutions réalistes et techniques. En l'occurrence, ceux qui auraient la tentation de voter  l'UMP pour revenir à l'équilibre financier et à la baisse des impôts se trompent (Sarkozy, c'est plus de 500 000 000 € de complément de dette publique sur les 1900 000 000 actuels).
Le Front National et le Rassemblement Bleu Marine représentent bien la vraie alternative.

Jean-Claude Philipot
Chargé du projet de la liste Reims Bleu Marine - Front National pour les municipales de 2014.

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