mercredi 27 novembre 2013

Un écrin pour de la merde



Le Front Régional d'Art Contemporain (FRAC) de Champagne Ardenne est installé depuis 1990 dans une des ailes  de l'ancien collège des jésuites de Reims. Un écrin du XVI ième siècle pour contenir les pseudos "oeuvres" d'art contemporain, ou plus exactement celles qui  sont considérées comme manifestation de l'art d'aujourd'hui:
- soit celles qui "déconstruisent" le réel  ou  l'objet et qui, s'agissant de peintures, pourraient parfois être réalisées par un enfant de 5 ans voire par un animal auquel on aurait mis de la peinture sur les pattes et la queue;
- soit celles qui par contre  sont  orientées vers l'exposition  ( la sacralisation )la plus réaliste de l'objet le plus quotidien, voire le  plus exempt de poésie par rejet nihiliste d'une hiérarchie des valeurs, d'une hiérarchie du beau ou simplement de l'existence de normes et  de critères  intrinsèques et éternels ( on songe à l'urinoir de Marcel Duchamp en 1917).

Autant de réalisations nées avec le dadaïsme en 1916 qui dénotent ou connotent une forte orientation mondialiste et provocatrice qui voulait du passé faire table rase et arriver à un "art" universel sans enracinement culturel et sociétal, mais aussi en opposition avec toute norme et toute société. 
Autant de réalisations plastiques que vous ne voudriez pas dans votre jardin, mais devant lesquelles les bobos de la gauche caviar (les FRAC ont été créés en 1982 et évidemment maintenus par le RPR puis l'UMP) ou plus simplement les snobs s'extasient pour faire "moderne" et se distinguer de ce peuple qu'ils méprisent et qui trouve affreuses ces "machins" .  
Autant de réalisations qui viennent engraisser les artistes gauchistes petits copains des uns, ou simplement adulés par les autres (Lénine avait bien dit que les capitalistes iraient "jusqu'à vendre la corde destinée à les pendre"...).
Qu'on en juge par cet article sur une exposition d'il y a plus d'un an décrite sur le blog de l'office du tourisme de Reims dans des termes dont le pseudo-intellectualisme est là pour cacher la vacuité des "oeuvres d'art" exposées.


"NOUVELLE EXPOSITION AU FRAC CHAMPAGNE-ARDENNE DE REIMS À PARTIR DU 25 MAI 2012



"Pour sa toute première exposition en France, intitulée SOFT WORK, l'artiste américaine Sterling Ruby réalise une importante installation inédite et spécialement conçue pour le lieu, dense et riche d’éléments qui se jouent de l’ensemble des espaces d’exposition du FRAC Champagne-Ardenne, présentant un aspect particulier et significatif de son œuvre que sont les « soft sculptures » (sculptures molles). Prenant possession de l’espace d’exposition, l’installation s’approprie ses hauteurs et joue de superpositions et d’entassements, entraînant le spectateur dans un maelström esthétique.
L'œuvre prolifique de Sterling Ruby comprend tout à la fois des céramiques biomorphiques abondamment vernies, des sculptures en uréthane expansé, des toiles peintes au spray, des dessins au vernis à ongles et des collages ou vidéos hypnotiques, qui prennent leur source dans des champs extrêmement variés allant de l’architecture moderniste à la culture urbaine ou à l’esthétique du bodybuilding, pointant les mécanismes de coercition. Reprenant les éléments et les formes du Minimalisme, l’artiste les réinterprète avec un expressionnisme qui reflète aussi bien la violence inhérente à nos sociétés que celle des pulsions réprimées de l’inconscient. Ainsi, Sterling Ruby propose un contrepoint à l’héritage moderniste à travers un corpus d’œuvres multiformes, qui opèrent par transformation, imitation et assimilation, ce que les « soft sculptures » révèlent tout particulièrement.
Dans ces œuvres, l’utilisation qui est faite de larges pièces de tissus et de couvertures renvoie à l’univers domestique et à des thèmes tels que la société de consommation, des loisirs et du spectacle, le Pop Art, la sexualité, l’enfance, etc. Ces sculptures monumentales, pop et ludiques, sont aussi l'occasion de questionner l’espace et la notion de « genre » (du matériau).

Exposition du 25 mai au 26 août 2012 au FRAC Champagne-Ardenne, dans l'enceinte de
l'Ancien Collège des Jésuites, 1 place Museux à Reims".



Nous reproduisons l'image en plus gros afin de permettre de mieux "  apprécier"...
Combien de dizaines, de centaines de milliers d'euros pour l'acquisition de collections de ce type? Combien de crédits publics,  donc issus de nos impôts?

Mais au fait, des "oeuvres" de ce type sont même installées dans nos rues de Reims. Reconnaissons cependant que cela déforme tout de même moins les lieux que dans le collège du XVI ième siècle...
Cf. les espèces de totem de Christian Lapie disposés en plusieurs endroits de Reims par la municipalité Hazan .




Alors, après le 30 mars 2014,  si on arrive en tête lors du premier tour des élections municipales, et que l'on a la charge de la gestion de Reims, on fait quoi de ces trucs? On les met en vente en espérant trouver quelqu'un d'assez  désireux de faire du passé table rase et d'effacer tout référent ou assez  snob et riche pour acheter? À étudier,  en concertation avec les habitants.


Jean-Claude Philipot
Chargé du projet de la liste Reims Bleu Marine pour les municipales 2014




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