mercredi 2 avril 2014

 "ART CONTEMPORAIN" : UN PARADIGME OBLIGATOIRE COMPARABLE A LA PENSÉE UNIQUE


Alors que le PS, mais aussi le très prochain maire UMP-UDI de REIMS M. Arnaud Robinet ( cf récente réponse aux Amis du FRAC) se sont répandus en déclarations élogieuses sur le mouvement dit de l"art contemporain" qui réduit l'art aujourd'hui au mouvement dit des plasticiens et occulte l'art figuratif, de facto rejeté dans le non-contemporain,on lira avec intérêt cet article de Christine Sourgins dont nous donnons un extrait, mais que l'on pourra lire entièrement sur son excellent blog sous le titre ci-après.

Jean-Claude Philipot
Conseiller municipal RBM-FN de Reims


Claude Lévêque va installer un volcan au Louvre : est-ce un poisson d'avril ? réponse.
Une nouvelle publication de :
Nathalie Heinich, «  Le paradigme de l’art contemporain - structure d’une révolution artistique », NRF Gallimard, 2014.
 
"Pour Nathalie Heinich, sociologue et directrice de recherche  au CNRS, l’art dit « contemporain »  est une catégorie générique et non pas chronologique ; elle en souligne les conséquences pour l’Etat qui soutient alors, non pas le meilleur de la création actuelle (l’art contemporain en général) mais le meilleur d’un genre (l’art d’une partie de nos contemporains, pour résumer : un art volontiers conceptualo-duchampien)[1].  Les pouvoirs publics ont donc fait un choix discriminant  qui  s’oppose  à leur vocation pluraliste. Voilà une vérité dont l’énonciation prouve un réel courage. L’auteur n’élude pas les faits dérangeants pour le milieu de l’AC, parfois agacé qu’une sociologue explicite ses règles de fonctionnement. Le livre dresse un constat détaillé, sans passion aucune : le livre s’ouvre sur la relation scrupuleuse du jury du Prix Marcel Duchamp, ce texte, petit chef d’œuvre de clarté, est la démonstration du désir d’objectivité qui anime son auteur.

L’AC connait « un glissement vers un marché de notoriété où c’est le renom de l’artiste qui sert de critère de jugement » dès lors, si les critères de jugement ne résident plus dans l’objet présenté mais dans la personne de l’artiste, dont on évalue  la cohérence interne de la démarche, Nathalie Heinich ne cache pas les risques de dérapages dont le copinage, qui peut affecter les commissions publiques. Elle évoque les conflits d’intérêt qui menacent, révèle que les grands centres d’art ont une comptabilité éclatée, ce qui permet de noyer bien des dépenses de coproduction.  Elle note aussi l’obésité des FRAC et n’ignore pas, en raison du principe d’inaliénabilité,  que les erreurs des institutions « sont gravées pour l’éternité dans le marbre des atteintes à l’intérêt général », belle image.

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